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Publié par le 4 avril 2007

BMW 800 ST

Presque une Japonaise

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Les motos de la marque à l’hélice se rapprochent de plus en plus de la production japonaise… À tel point que l’on commence à voir certains inconditionnels de BMW acheter… japonais, parce que moins cher, ce qui n’était certainement pas être le but recherché! La BMW F 800 ST conserve heureusement encore un peu de ce qui fait le charme de la célèbre marque allemande, à savoir une technologie originale.

La nouvelle F 800 ST dispose d’un bicylindre vertical en ligne, monté transversalement, calé à 360°, ce qui lui confère un caractère différent de tous les autres bicylindres en ligne du marché (Kawasaki ER6, Suzuki SV 650, etc.) , qui sont eux calés à 180°. Sur un moteur calé à 360 degrés, les deux pistons montent et descendent en même temps (à deux temps moteurs d’intervalle), ce qui fait que l’on a une poussée à chaque tour de vilebrequin, d’où un moteur très coupleux. Ce type de moteur "parallèle" était autrefois l’apanage des Anglaises Triumph Bonneville et 850 Norton Commando, réputées pour leur moteur très "vivant".

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Pour supprimer les vibrations importantes de ce type de moteur, BMW a opté pour un système inédit de troisième bielle, d’équilibrage, calée à 180°. Autre originalité mécanique: le circuit de refroidissement est conçu de telle sorte qu’il refroidie au passage le circuit de lubrification. C’est très ingénieux. Les deux arbres à cames en tête sont entraînés par une chaîne "Hyvo", comme sur les nouvelles série K, bien plus fiable qu’une chaîne classique. Quant aux arbres à cames, ils attaquent les soupapes par l’intermédiaire de basculeurs, ce qui permet une levée de soupapes importante (effet de levier), sans compromettre la fiabilité.

L’injection se fait dans la tubulure d’admission et ne fait plus appel à une pompe à pression constante, mais une pompe à pression commandée électroniquement. Il n’y a donc plus de refoulement d’essence vers le réservoir, toute l’essence pompée est injectée dans les cylindres. Le refoulement continuel de l’essence pompée en trop vers le réservoir avait l’inconvénient de faire monter la température du carburant dans le bac, d’où une baisse des performances.

Ce moteur qui mélange des solutions anciennes et nouvelles a été conçu par BMW et la société Bombardier-Rotax. Il est fabriqué à l’usine Rotax, en Autriche, et il est livré prêt à monter à l’usine BMW de Berlin.

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La partie cycle est également un savant mélange de solutions classiques et de solutions modernes. Le cadre, périmétrique est en aluminium et le moteur participe à sa rigidité grâce à huit points de fixation. La boucle arrière du cadre est en tubes d’acier et la fourche avant est du type classique, même pas inversée, avec quand même des tubes de très forte section (43 mm). L’architecture du bicylindre vertical ne se prêtait pas à l’adoption de la fourche telelever des flat-twin: il aurait fallu développer des pièces spécifiques, ce qui aurait entraîné des coûts supplémentaires, sur une machine qui n’est déjà pas donnée.

La transmission finale se fait par courroie crantée, comme sur la BMW GS 650, mais elle est ici plus large et renforcée. Elle se règle comme une guitare, d’après sa fréquence de vibration! Grâce à un carénage en plastique, qui évite que des gravillons se coincent entre la couronne et la courroie, celle-ci doit tenir 40.000 kilomètres. La transmission par courroie "extérieure" et le bras oscillant monobras forment un ensemble de toute beauté.

La ST 800 reprend une autre solution technique expérimentée sur la GS 650: le réservoir d’essence placé sous la selle. Le faux réservoir abrite lui la boîte à air. Cette solution permet d’abaisser le centre de gravité de la moto.

BMW a cédé à la mode des gros pneus et la ST 800 est affublée d’un 120/70 x 17 à l’avant et d’un 180/55 x 17 à l’arrière. Il en résulte une excellente adhérence en grande courbe, au détriment de la maniabilité en ville et du coût de l’entretien. Autre "emprunt" japonais: il n’y a pas de béquille centrale, seulement une latérale.

Par rapport à la S 800, la ST 800 se distingue par des points de détails, essentiellement: une bulle un peu plus haute, un carénage plus enveloppant et un guidon droit en lieu et place de demi-bracelets.

La ST 800 est également disponible en version bridée à 34 chevaux, pour les jeunes titulaires du permis moto.

Texte & photos ©

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