Votre page se charge...

gif

Merci de patienter!

Vous êtes ici: accueil > marques > autos > électriques > françaises drapeau > MIA

Publié par le 21 juillet 2018

MIA électrique

Le nano-bus

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

photo manquante photo manquante

Contrairement à ce que son look et son petit gabarit laissent penser, la MIA n’est pas une voiturette sans permis ni un quadricycle lourd, c’est une vraie voiture, équipée d’airbags, de l’ABS, etc. et qui a passé tous les crash-tests réglementaires (36 exemplaires détruits).

(Crédit photo Ségolène Royal: Agence Panoramic)

photo manquante photo manquante

La MIA a pour origine le projet Friendly que l’entreprise française Heuliez (un sous-traitant de PSA, Renault, Opel, Lamborghini, Volkswagen, etc.) n’a pas réussi à porté à son terme à cause de problèmes financiers. On notera que Heuliez avait auparavant «électrifié» des Citroën Saxo et des Peugeot 106 (dont certaines roulent encore à La Réunion) et possédait donc une certaine expérience dans le domaine.

photo manquante photo manquante

MIA veut dire «à moi» en espagnol, mais l’entreprise appartient majoritairement à deux investisseurs allemands et la voiture est fabriquée en France, à Cerizay (département des Deux Sèvres). Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charente (aujourd’hui région Nouvelle Aquitaine) est actionnaire de l’entreprise à hauteur de 12% (et roulait personnellement à Paris avec une MIA lorsqu’elle était ministre de l’écologie).

La MIA a été présentée pour la première fois au public au salon de Genève en mars 2011.

photo manquante photo manquante

La carrosserie est constituée de panneaux en plastique ABS thermoformé: (résistance aux chocs, pas de corrosion et des techniques de réparation de style yachting), posées sur une structure en acier. Le moteur électrique Leroy-Somer (marque française) de 13,6 cv nominal (et 25 cv «crête») est positionné à l’arrière, sous le plancher du coffre. Les batteries sont sous le plancher du véhicule, pour abaisser le centre de gravité.

La MIA offre une autonomie de 3 heures avec la batterie standard Lithium Ion Phosphate (LiFePO4) de 8kWh (de quoi parcourir 90 km) et 5 heures avec la batterie en option de 12kWh, qui lui permettait alors de parcourir 130km. La batterie de 8kWh se recharge en à peine 3 heures sur une prise 220 volts 16A, contre 5 heures pour la 12kWh.

Merci de visiter nos sponsors: sponsor 1 sponsor 2
photo manquante photo manquante

La MIA existe en quatre versions: la première offre une disposition originale des sièges, placés en triangle (le conducteur devant et deux passagers derrière) dans une longueur hors tout de 2,87m, une largeur de 1,64m et une hauteur de 1,55m. L’objectif est clairement de proposer une place de plus que la Smart fortwo et offrir un espace pour les jambes inégalé. Cette trois places pèse 764 kg avec la batterie de 8kWh et 815 kg avec la batterie de 12 kWh. Le coffre contient 260 litres.

Le poste de conduite est bizarre mais offre plein de rangements et l’espace aux épaules est imbattable. Le revers de la médaille est qu’on ne peut pas rouler le bras à la fenêtre (coulissante) mais, franchement: qui aurait envie de frimer au volant de ça?

photo manquante photo manquante

La deuxième version offre quatre places (conducteur au milieu devant et banquette arrière de 3 places) dans une longueur hors tout de 3,19m. Le coffre a une capacité de 420 litres. Cette version 4 places pèse 800 kg avec la batterie 8kWh et 850 avec la 12 kWh.

La position central du conducteur permet de commercialiser le même véhicule en Grande-Bretagne comme sur le continent!

La vocation purement citadine de la MIA se confirme par ses deux portes coulissantes, qui permettent à tout le monde de monter ou descendre indifféremment côté chaussée ou côté trottoir, sans oublier un rayon de braquage phénoménal.

photo manquante photo manquante

Cette même caisse rallongée existe également en version utilitaire: une seule place (conducteur) mais 1500 litres de capacité de chargement. La version utilitaire pèse 765 kg avec la batterie 8 kWh et 815 avec la batterie 12 kWh.

La quatrième et dernière version est identique à l’utilitaire, mais avec un siège passager à l’arrière. La capacité de chargement passe de 1500 à 1200 litres.

photo manquante photo manquante

Hélas, la commercialisation de cette voiture électrique «made in France» n’a duré que peu de temps: en mars 2014, l’entreprise a été mise en liquidation. L’aventure n’aura duré que 3 ans… Branchée, débranchée…

En trois ans, MIA a produit un millier de véhicules, dont cet exemplaire qui roule à La Réunion, grâce à la présence sur notre île d’un distributeur. De l’avis général, la MIA est très fiable, tous ses utilisateurs en sont très contents, mais avouent, à regret, que le design «disruptif» du véhicule était peut-être un frein à son succès commercial. D’autant plus que la MIA n’était pas donnée: 20.000€, même avec les 5000€ de bonus de l’époque (2012), cela faisait encore 15.000€ à débourser.

La société Goelectrix, située dans les Alpes-Maritimes, était membre du réseau de distribution et a racheté tout le stock de pièces détachées lors de la vente aux enchères et peut répondre à tous les soucis de SAV (http://www.goelectrix.com).

©


Cet article vous plaît? N’hésitez pas à le partager :
logo facebook logo email logo linkedin

Ne manquez plus rien de l’actualité automobile à La Réunion en vous abonnant à notre page Facebook :  f 

Sites officiels de la marque :
Merci de visiter nos sponsors: sponsor 3 sponsor 4