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affiche 2016

Publié par le 4 octobre 2017

47eTour Auto

Beaucoup de rebondissements

Le 47e Tour Auto de La Réunion constitue la 11e manche du Championnat de France des Rallyes 2e Division. C’est la seule épreuve qui se dispute Outre-mer. Le Tour Auto a connu des rebondissements bien avant le départ: Stéphane Sarrazin a été remplacé au pied levé par Gilles Panizzi, Philippe Lherminez n’a pu aligner sa magnifique Porsche 996 GT3 RS, Anthony Bruni a failli se retrouver sans personne dans le baquet de droite, la Clio RS de Sylvain Michel et Kévin Deberge a dû déclarer forfait, etc. Et c’est finalement un équipage Réunionnais, de Saint-Benoît, Stéphane Chane Sam-Caw-Frève et Margaux Teyssedre qui s’impose au scratch!

(Liste des participants)

Bon, Stéphanie de Monaco n’était pas là, mais l’édition 2016 du Tour Auto a quand même vu la participation de quelques personnalités, grâce au sponsoring de teams locaux: Jean-Marie Cuoq, 9 fois champion de France, est venu à La Réunion sur invitation de Samuel Bellon (team BS Racing), avec dans ses bagages une magnifique Citroën Xsara WRC 4 roues motrices de 320 chevaux (la puissance maximale autorisée en WRC)!

Un autre team de La Réunion (NTR Racing, de Philippe Lherminez) a invité Stéphane Sarrazin (second aux 24h du Mans 2016) pour prendre le volant d’une Peugeot 208 T16 du team Enjolras. Mais comme il a eu un empêchement de dernière minute, c’est finalement Gilles Panizzi (7 victoires en championnat du monde des rallyes) qui a fait le déplacement.

Le Team PSR (Poinapin Sport Racing) a quant à lui invité Sylvain Michel (actuel leader au championnat de France) et son copilote Kévin Deberge. Ils ont fait venir une Clio R3T. Ces trois équipages (dont deux seulement prendront finalement le départ, la Clio ayant déclaré forfait), étaient attendus le pied droit ferme par les pilotes locaux! Au total, il y avait 99 équipages engagés, preuve que le sport automobile passionne toujours autant à La Réunion.

Le résultat au bout des 167 km de spéciales et 355 km de liaisons est logique: Stéphane Sam-Caw-Freve et Margaux Teyssedre remportent la victoire au scratch, parce que nos Bénédictins pilotent super vite, parce qu’ils connaissent bien le parcours (c’est leur 3e victoire consécutive sur le Tour Auto) et parce qu’ils ont fait venir une 206 WRC très performante.

La deuxième WRC engagée sur le rallye, la Xsara de Jean-Marie Cuoq et Christophe Tonru, se classe 3e. Quant à Gilles Panizzi et Jacques Renucci, grands favoris, après avoir mené le bal au début, ils doivent finalement se contenter de la 2e place. Il faut préciser que leur 208 T16 a une trentaine de chevaux de moins que les deux WRC.

Les trois voitures sur le podium sont donc françaises: cocorico! Les petites sportives Peugeot, Renault et Citroën sont d’ailleurs largement majoritaires sur la liste des 99 engagés, car elles sont parfaites pour les routes très sinueuses de notre île.

Mais certains ont également engagé quelques «grosses» Mitsubishi Evo, Subaru Impreza et même 2 très belles Porsche GT3. Hélas l’une des deux, celle de Philippe Lherminez, n’a pas pu prendre le départ, en raison d’un moteur de rechange qui n’a pu être acheminé à temps de métropole. La seconde Porsche GT3 engagée, aux mains de Maxime Joseph et Alain Garsani, termine à la 20e place.

Malik Unia était également au départ, avec la BMW 318 compact de Maxime Dupuy, ce dernier l’ayant échangée avec la Peugeot 306 Kit-Car que lui avait confiée François Caillé en début de saison. Mais aucun des deux équipages n’a franchi la ligne d’arrivée…

Le Tour Auto a comme sponsor principal Opel (groupe Sogécore) et l’honneur est sauf puisqu’une petite Corsa S1600 était au départ, celle d’Harold Fontaine et Daniel Payet. Mais les chances de podium de la Sogécore reposaient davantage sur les épaules de Mamisoa Rajoël et Muriel, qui concourraient sur leur Honda Civic Type R et qui terminent 5e au scratch et 1er de leur catégorie F2000.

En cherchant bien, on trouve également des voitures de marques Toyota, Skoda, Suzuki, Ford, Fiat et même une Suzuki sur la liste des engagés. On notera que l’organisation de ce 47e Tour Auto a été absolument exemplaire et saluée par tous les participants, le public, les sponsors et même la gendarmerie, qui souligne qu’aucun pilote n’a été verbalisé. Car si les spéciales se disputent sur routes fermées et sont chronométrées, les parcours de liaison se font sur la voie publique et les voitures de rallyes doivent respecter le code de la route, ce qui n’est pas toujours facile…

Un grand bravo donc à l’ASA Promo, organisatrice du Tour Auto, à qui on donne rendez-vous en 2017 pour la 48e édition!

Liste des participants

WRC: bridées mais pas trop

Le Tour Auto 2016 a donc été remporté par une WRC. Le World Rally Championship est une compétition créée par la Fédération internationale de l’automobile (FIA) en 1973, avec comme caractéristique que certaines épreuves se disputent sur terre ou sur neige, avec souvent des sauts impressionnants qui font la joie des photographes. L’épreuve française du WRC est traditionnellement le Tour de Corse, une île au relief assez proche de celui de La Réunion. Le titre de champion du monde des rallyes «constructeurs» est attribué depuis 1973, le championnat pilotes et le championnat copilotes datent de 1979. C’est une compétition très prisée en France, d’autant plus que le français Sébastien Loeb détient le record de 9 titres consécutifs (de 2004 à 2012), et qu’il a passé la main à un autre français, Sébastien Ogier (champion du monde 2013, 2014 et 2015).

Les véhicules engagés doivent correspondre à des modèles de «grande série» (commercialisés à au moins 2.500 exemplaires), mais ceux-ci peuvent être modifiés pour la course, dans certaines limites de poids (minimum 1200 kg) et de puissance.

La cylindrée d’une WRC (World Rally Car) ne doit pas dépasser 1,6 litre et le moteur doit être un 4 cylindres. Pour avoir plus de puissance, tous les constructeurs adoptent le turbocompresseur, mais sa pression est limitée à 2,5 bars. Les moteurs ont en outre une bride à l’admission de 33 mm de diamètre, ce qui limite la puissance à environ 320 chevaux.

Avoir un moteur puissant est une chose, transmettre cette puissance à la route en est une autre et c’est pour remporter le WRC que Audi a mis au point sa Quattro (vainqueur en 1982 et 1984), une technologie reprise ensuite par Lancia pour ses fameuses Delta intégrales, Toyota, pour ses Celica 4WD, Mitsubishi pour ses EVO, etc. et finalement tous les constructeurs!

Le réglement WRC impose également des limites au niveau des roues, avec un diamètre maximum des jantes de 18 pouces pour les épreuves sur route et 15 pouces pour les épreuves sur terre.

La FIA a annoncé une augmentation de puissance des WRC pour 2017: la bride passera de 33 à 36 mm. Les moteurs devraient ainsi voir leur puissance passer de 320 à 380 chevaux.

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